::+:: Lampes égyptiennes


Les hommes et les femmes de la préhistoire, gravaient et dessinaient à la lumière de feux ou de torches. Les vestiges de charbon de bois, les traces de carbone et de suie, en attestent.


Problème et hypothèse

En 1894, l'attention de l'astronome anglais Sir J. Norman Lockyer, qui avait visité les anciens temples égyptiens, ainsi que de nombreuses tombes des époques pharaoniques, avait été attirée par le fait que dans tous les édifices fraîchement ouverts ne subsistaient aucune trace d'une quelconque combustion attestant d’un éclairage en cours de travaux, même dans les recoins les plus obscurs.

Par exemple, dans la vallée des Rois, le tombeau de Séthi II, Vème Pharaon de la XIXème dynastie, creusé dans la montagne sur plus de 100 mètres, ne porte aucune trace de carbone ou de suie, ni sur les parois ni sur les plafonds.

Comment les artistes se sont-ils éclairés ?

Tombeau de Séthi II


Le conduit qui mène au cœur du tombeau, est très long et étroit, la lumière extérieure ne peut pénétrer jusqu'à la chambre funéraire.


Certains ont émis l'hypothèse, que les égyptiens utilisaient un système complexe de miroirs disposés tout le long du trajet jusqu'à la tombe, afin d'y acheminer la lumière du jour.

Une hypothèse invalide

Les miroirs égyptiens de cette époque ne réfléchissant que 40 % de la lumière reçue, un tel dispositif n'aurait pas été très efficace. En effet, après quelques réfléchissement d'un miroir à l'autre, c'est à dire au bout d'une dizaine de mètres, les artistes se seraient retrouvés dans l'obscurité sans avoir atteint leur but.

Entre autres exemples, il en est de même du tombeau de Senedjem à Luxor, dans lequel n'a été trouvé aucune trace de carbone ou de suie sur les murs et plafonds richement décorés.

Tombeau de Senedjem

Senedjem fut " Serviteur dans la Place de Vérité " sous Séthi I et Ramsès II.

Le temple d'Hathor

Le temple actuel de Dendérah en Haute-Égypte, temple de la déesse Hathor, la "Dame de vie ", fut construit par les Ptolémés vers 30 BC.



Le temple d'Hathor aujoud'hui

Une inscription trouvée dans le temple atteste que le plus vieil édifice construit à cet emplacement aurait été reconstruit sous l'Ancien Empire, pendant le règne du roi Khoufou, en grec Khéops, de la IVème dynastie, qui régna de 2551 à 2528 avant noter ère.

Le papyrus de Westcar, probablement issu d'un original de la XIIème dynastie, révèle que Khéops aurait été informé par un oracle de sa cour, de l’endroit approximatif où auraient pu être cachés les fabuleux livres de Thot, condensés des sciences et techniques d’avant le grand déluge qui aurait submergé l’Égypte sous l'ère du Lion.

Celui-ci aurait donc fait détruire le temple existant, puis l’aurait fait reconstruire après en avoir fouillé les secrets.

Trois cryptes, datant vraisemblablement de cette époque, ont été incluses dans l'architecture du temple : une à l'est, la seconde au sud et la troisième à l'ouest, à l'extérieur du bâtiment principal.

Localisation des 3 cryptes : O à l'est, S au sud et W à l'ouest

Lampes égyptiennes ?

Dans une des chambres de la crypte sud (SC), dont l'accès se fait par une trappe dans le sol d'une salle située à l'arrière du sanctuaire (M) et un conduit étroit menant à la crypte, se trouvent de curieux bas-reliefs.



Un câble d'alimentation relie le générateur à la base de l'ampoule, dans laquelle jaillit un serpent de lumière.



1. Prêtre

2. vapeur ionisée ou vide

3. décharge électrique (Serpent)

4. douille de lampe (fleur de lotus)

5. câble (tige de la fleur)

6. Dieu d'air

7. isolateur (pilier Djed)

8. la lumière attirant Thot avec des couteaux

9. symbole du courant

10. symbole de la polarité inverse (polarité capillaire +)

11. accumulateur d'énergie (générateur électrostatique?)


Expérimentation

En 1992, sur la base des représentations égyptiennes, Walter Garn, ingénieur diplômé en électronique, a construit un dispositif fonctionnel, qui a donné la lumière.


Garn et sa lampe expérimentale




L'ampoule s'illumine

Garn commente ainsi son expérimentation :

Schéma de la lampe de Garn

" Dans une ampoule de verre vide, une décharge s'amorce entre les deux parties métalliques (B) et (C), ceci se produit ainsi à des tensions beaucoup plus faibles, en fonction de la taille du ballon de verre (D). A une pression d'environ 40 torrs (40 mm de mercure) un filament s'élance d'une partie métallique à l'autre (E). Si on fait le vide, la ligne ondulée s'élargit jusqu'à remplir enfin l'ensemble de l'ampoule de verre. Cela correspond exactement aux images dans les chambres souterraines du temple d'Hathor. "

Témoignages ou légendes

• L'écrivain satirique grec, Lucien de Samosate (120-180), vit au cours de l'un de ses voyages en Syrie à la ville de Mabbogh, appelée Hiérapolis par les grecs, sur le front d'une statue d'Héra, un bijoux brillant qui la nuit illuminait tout le temple.

• Numa Pompilius (715 à 673 BC), second roi de Rome, construisit un temple dédié à la nymphe Égérie, nymphe des sources, avec un dôme sphérique dans lequel il a fit allumer une flamme perpétuelle en son honneur.

• Plutarque rapporte qu'à l'entrée d'un temple dédié à Zeus Ammon, une lampe brûlait, selon les prêtres depuis la plus haute antiquité.

(De Defectu Oraculorum ; Licetus cap.V.)

• Pausanius, ( IIe siècle ), dans son Atticus, décrit une magnifique lampe dorée dans le temple de Minerve Polias à Athènes, fabriquée par Callimachus, qui pouvait brûler pendant plus d'un an.

• St Augustin, (354-430), nous a laissé la description d'une lampe merveilleuse d'un temple dédié à Isis, en Égypte que, ni le vent ni la pluie ne pouvaient éteindre. (De Civitate Dei, livre XXI, chapitre 6).

Cette lampe a également été décrite par Fortunius Licetus.(De Reconditis Lucernis Antiquorum, chapitre VI et Isidorus De Gemmis.)

• A Édesse, dans un évidement sur une passerelle, une lampe allumée a été trouvée par les soldats de Khrosrô ou Chosroès, roi de Perse, minutieusement fermée de l'air. De la date inscrite, il a été connu pour avoir été placée là peu de temps après l'époque du Christ, ou 500 ans avant. A côté de cette lampe un crucifix était fixé.

(Fortunius Licetus, chapitre VII et Citesius dans son Abstinens Consolentanea)

• En l'an 600, sur l'îlet volcanique de Nésis, ou Nisita, dans le golfe de Naples, on trouva dans une tombe en marbre, un vase contenant une lampe encore allumée, la lumière pâlit et fut bientôt éteinte lorsque le vase fut brisé. La tombe datait de l'ère pré-chrétienne.

(Fortunius Licetus, chapitre X et Baptista Porta, Magia Naturalis, livre XII, chapitre ult.,1658 AD)

• En1401, sous le règne de Henri III roi de Castille, non loin de Rome sur le Tibre, dans la tombe en pierre de Pallas l'Arcadien, fils de Evandre, tué par " Turnus Rex Rotulorum " pendant les guerres au moment de la construction de Rome, fut trouvée une lampe que rien ne pouvait éteindre jusqu'à ce qu'elle soit brisée. Sur la tombe étaient les mots : " filius Evandri Pallas, quem lancea turni militis occidit, mole sua jacet hic " "Pallas fils de Evandre, qui a été tué à son tour par la lance d'un soldat, par son propre poids se trouve ici ".

(Martianus, Liber Chronicorum, livre XII, chapitre 67)

• L'évêque de Vérone, Ermalao Barbaro (1410-1471), connu pour ses traductions des fables d'Ésope à l'age de 12 ans, a également décrit plusieurs découvertes de lampes, et notamment celle faite en 1450 par un paysan près de Padoue en Italie, qui en labourant son champ, trouva une grosse urne en terre cuite avec deux petits vases métalliques, l'un en or l'autre en argent. Dans ces derniers se trouvait un fluide clair, de composition inconnue, qu'il qualifia de " liqueur alchimique ", tandis qu'à l'intérieur de l'urne, il y avait un second vase en terre cuite dans lequel une lampe brûlait. Cette lampe fut récupérée par Franciscus Maturantius, qui l'a décrivit dans une lettre à son ami Alphenus. Sur l'urne, des inscriptions en latin, exhortaient les voleurs éventuels à respecter l'offrande de Maximus Olybius à Pluton.

(Fortunius Licetus, cap.IX ; Scardeonius, De Antiq. Urbis Patavinae ; Rubeus, De Destillatione ; Lazius, Wolfhang, livre III, chapitre18)

• Sur la Via Appia, près de Rome, au cours de la Papauté de Paul III, vers 1540, on ouvrit la tombe de Tullia, fille de Cicéron, décédée en février 45 avant JC. Une lampe qui brûlait faiblement surprit les découvreurs. Elle avait brûlé pendant plus de 1550 ans, et s'est éteinte aussitôt exposée à l'air. Le sarcophage était rempli d'un liquide huileux qui avait parfaitement préservé le corps. Etait écrit :" Tulliolae filiae meae ".

(Guido Panciroli, rerum memorabilium sive deperditarum 1629, volume I, page 115 et Franciscus Maturantius, Hermolaus et Scardeonius)

• Ludovicus Vives, en 1610, dans ses notes sur St Augustin, dit que du temps de son père, en 1580, une lampe fut trouvée dans une tombe. Elle se brisa lorsqu'on essaya de la prendre. Une inscription révéla qu'elle était vieille de 1500 ans.

(également rapporté par Maiolus dans son Episcopus Colloquies)

• L'historien anglais William Camden, dans sa description du Yorkshire, parle d'une lampe éternelle, trouvée dans la tombe de Constantius Chlorus, père de l'empereur Constantin le Grand, décédé en 306, en Angleterre. Camden rapporte la découverte d'autres lampes trouvées à la même époque, après la dissolution de l'église catholique et des grands monastères, en 1539, par Henri VIII. Les biens de l'église furent systématiquement pillés, et ces lampes méprisées en tant que reliques par la papauté.

(William Camden, Britannia, 1ère édition en latin 1586)

• Le père jésuite Kirscher, dans son " Oedipus Aegyptiacus ", en 1652, fait référence à de nombreuses découvertes de lampes perpétuelles trouvées dans des caveaux souterrains à Memphis, par ses contemporains.

• En 1681, prés de Grenoble, un mercenaire suisse nommé Du Praz, trouva une étrange lampe en verre qui brûlait dans une tombe scellée. La lampe, toujours incandescente, fut ramenée dans un monastère proche, où elle continua à brûler pendant plusieurs mois, jusqu'au jour où un moine âgé la brisa.

(Johann Helfrich Jungken, Chymia Experimentalis Curiosa,1681)

• Nathan Bailey, dans son Brittanic Dictionary en 1736, remarque que dans le Musée de Rarities à Leyde, en Hollande, il y avait deux de ces lampes, qui étaient partiellement détruites.

• On trouva une autre lampe, dans une ancienne tombe romaine découverte en Espagne, près de Cordoue, en 1846.

(Wray, Athenaeum, rapporté par M. Wetherell de Séville.)

Notes

En cherchant à prouver la réalité de ces lampes impossibles, l'alchimiste allemand Hennig Brandt de Hambourg, découvrit en 1669, un matériaux qui luisait dans l'obscurité, et brûlait en produisant une lumière éclatante : le phosphore.

Cela fait tout de même pas mal d'auteurs, qui a des époques différentes, relatent et décrivent quasiment les mêmes choses.


par Didier Larouche / 
énigme

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