::+:: L'unité des chrétiens n'est pas une utopie

P. Matthieu Rougé. Photo Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

L'ÉDITO DU P. MATTHIEU ROUGÉ sur Radio 
RCF chaque matin
C’est aujourd’hui que commence la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Ce rendez-vous annuel serait contre-productif s’il conduisait à se débarrasser de l’exigence œcuménique en ne s’y intéressant que huit jours par an. Mais il peut être bienfaisant s’il constitue au contraire l’occasion d’un examen de conscience et d’un redémarrage.

Après l’époque des « oecuménico-enthousiastes », nous semblons être entrés dans celle des « oecuménico-sceptiques » (comme on parle d’ « euro-sceptiques ») : d’une part, parce que la pleine unité de tous les chrétiens s’avère plus difficile à atteindre que ne l’avaient espéré les pionniers ; d’autre part, parce que le désir légitime de respecter vraiment la diversité des expressions chrétiennes conduit certains à penser qu’un complet rassemblement institutionnel n’est tout simplement pas souhaitable.

Et pourtant Jésus a expressément souhaité que ses disciples soient « un » comme Lui et le Père sont « un », c’est-à- dire non pas de manière vague, lointaine, distendue mais avec le maximum de proximité et d’intimité. Il va de soi que le rassemblement de tous les chrétiens dans l’unique Eglise du Christ passera par des évolutions institutionnelles inédites à l’intérieur du cadre apostolique établi par Jésus lui-même. Mais nous ne pouvons pas nous résoudre – surtout sur RCF – à l’ « oecuménico-scepticisme » ambiant, sorte de transposition dans le registre ecclésial de l’hyper individualisme contemporain.

Alors que l’unité est à portée de main : les orthodoxes et les catholiques partagent intégralement la même foi, à quelques détails de formulation près ; dans la force de l’unité retrouvée, catholiques et orthodoxes réunis dépasseraient sûrement les blocages doctrinaux qui demeurent avec les protestants. Mon rêve, que dire, mon espérance déterminée est qu’en 2054 nous fermions proprement la parenthèse – de mille ans ! – du grand schisme. Il faut nous dépêcher : il ne reste que 36 ans pour y parvenir.

P. MATTHIEU ROUGÉ / RCF


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