::+:: Qui est donc Satan avec qui, déclare le pape, « il faut éviter de dialoguer » ?

Dans un entretien télévisé diffusé mercredi 13 décembre sur la chaîne italienne TV2000, le pape François demande d’éviter de « dialoguer avec Satan » qui, rappelle-t-il, « n’est pas une chose diffuse, mais une personne ».

Le pape François s’entretient avec le père Marco Pozza. / TV2000

ZOOM Depuis le 1er novembre, la télévision italienne TV 2000 diffuse chaque mercredi des entretiens – en neuf épisodes – que le pape François a accordés au père Marco Pozza, aumônier de prison et animateur sur cette chaîne catholique. Dans l’entretien, diffusé mercredi 13 décembre, le pape aborde, entre autres, la question de Satan.

« Il faut éviter de dialoguer avec Satan », déclare-t-il, avant de rappeler qu’il s’agit d’« une personne très intelligente qui a de fortes chances de l’emporter ». Satan, explique-t-il encore, « ce n’est pas une chose diffuse, c’est une personne ».
De fait, même si certains chrétiens ont du mal à y croire, l’Église maintient que le diable existe et que son œuvre se poursuit. Présenté comme un « ange déchu » par les Écritures et la Tradition, le diable est un être spirituel (non corporel), personnel, immortel, doté d’intelligence et de volonté. Le diable n’est en aucun cas un « dieu du mal » qui coexisterait à côté du « dieu du bien ». Il est une créature de Dieu, qui ne peut empêcher l’édification de son règne.

Le serpent résume la symbolique du Mal

L’Ancien Testament, en particulier dans le troisième chapitre de la Genèse, présente Satan comme l’adversaire du dessein de Dieu sur l’humanité. Le serpent rusé, séducteur et menteur (Gn 3) résume la symbolique du Mal avec lequel l’homme est aux prises.

Dans le Nouveau Testament, le diable – comme les divers démons qu’il inspire – est constamment présent, sous divers noms : le Malin, le Prince de ce monde (Jn 14,30), Beelzeboul, Bélial…

L’Église n’explique pas l’existence du diable ; elle le constate comme un fait. « La permission divine de l’activité diabolique est un grand mystère », résume le Catéchisme de l’Église catholique (n° 395), qui en conclut en citant la lettre de Paul aux Romains : « Nous savons que Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment » (Rm 8,28).

Un Satan « éduqué » avec les prêtres, les évêques

Dans l’entretien accordé à TV2000, le pape François considère que Satan peut se montrer « éduqué » « avec les prêtres, les évêques ». « Satan, il entre comme ça et puis ça finit mal si tu ne t’en aperçois pas à temps ».

Ce n’est pas la première fois que le pape argentin évoque la présence nocive du diable, de Satan dans le monde, et la nécessité de lutter très concrètement contre lui. Ainsi, il avait recommandé aux prêtres de ne pas hésiter à recourir à des exorcistes locaux lorsqu’ils sont témoins de grands désordres spirituels dans le confessionnal.

Et lors de la messe qu’il avait célébrée à la mémoire du père Jacques Hamel, égorgé par des djihadistes dans son église en juillet 2016, le pape avait souligné que tuer au nom de Dieu était « satanique ».

« Satan va-t’en ! », furent d’ailleurs les dernières paroles du prêtre français de 85 ans lancées à ses assaillants.

Claire Lesegretain I La Croix

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