::+:: Pour la première fois, les gardes suisses du Pape se forment au Tessin



Le village tessinois d’Isone, au sud du Monte Ceneri, brille dans la lumière automnale sous un ciel azur. Au-dessus de la localité, la caserne est une fourmilière. Outre les militaires et les futurs policiers tessinois, elle accueille quinze gardes suisses du Pape, qui ont entamé leur formation le 23 octobre au Vatican. C’est une première: ces recrues papales, âgées de 20 à 24 ans, effectuent une partie de leur formation au Tessin. Ils y resteront jusqu’au 27 novembre pour s’y perfectionner en psychologie, droit, médecine d’urgence, sécurité personnelle et sport.

Venu de Rome pour l’occasion d’une visite de presse, le commandant des Gardes suisses pontificaux, Christopher Graf, rassemble ses recrues qu’il salue une à une. C’est un moment de grande émotion pour ces jeunes gens, qui se sont engagés au service du Saint-Père pendant 26 mois au minimum. «Nous désirions une formation de base approfondie que nous ne pouvions plus assurer en Italie, où la mise à disposition de polygones de tir, par exemple, devient de plus en plus difficile, explique le commandant. De par sa proximité, sa culture et sa langue, le Tessin nous a semblé la solution idéale.»

«Une initiative historique»

«Ce cours pilote est le prélude à une formation annuelle régulière qui aura lieu à Isone, grâce à un accord passé entre la police tessinoise et le Vatican» explique Matteo Cocchi, commandant de la police tessinoise, qualifiant cet accord d'«initiative historique». Les activités accompagnant la formation proprement dite ont lieu en italien, tandis que les cours théoriques sont dispensés dans les trois langues nationales. Le prochain cours aura lieu en février 2017. Actuellement 110 gardes suisses stationnent au Vatican.

Le Valaisan Loris Follonier, d’Uvrier, que nous rencontrons au stand de tir où il s’entraîne avec ses camarades, est un grand garçon sympathique, qui s’exprime avec enthousiasme sur son parcours. «J’en suis à ma quatrième semaine de formation, dont la première à Rome. Cette expérience est enrichissante et l’ambiance est merveilleuse. Nous travaillons beaucoup bien sûr mais avons aussi des moments de détente. Le week-end prochain nous irons visiter les châteaux médiévaux de Bellinzone.»

Un garçon fasciné

Loris avait une dizaine d’années lorsqu’il a vu les Gardes suisses de Jean-Paul II à la télévision: «J’ai été fasciné sur le moment, dit-il, puis je n’y ai plus pensé jusqu’à il y a environ trois ans. J’ai alors acquis la conviction que c’était là ma vocation. Sitôt terminé le lycée et l’école de recrues, j’ai posé ma candidature. Mes parents sont fiers de mon choix et je les attends à Rome le 6 mai prochain pour la cérémonie du serment.»

Loris Follonier correspond en tout point aux conditions requises pour devenir garde du Pape: citoyen suisse né au pays, il bénéficie d’une formation (maturité) et est catholique pratiquant («une lettre de mon curé l’a attesté»). Il a accompli son école de recrues, est célibataire et mesure plus de 1,74 m (1,92m précisément). «Après? Je poursuivrai ma carrière dans la police ou dans l’armée», précise la recrue valaisanne.

Gemma d'Urso / Le Temps

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