::+:: En Chine, l'armée de terre cuite dévoile un étonnant secret aux archéologues




En fouillant la tombe de l’empereur chinois Qin Shi Huang et sa célèbre armée en terre cuite, des archéologues ont mis en évidence un fragment d’ADN d’origine européenne, attestant de relations remontant bien avant l’ouverture de la route de la soie entre l'Europe et l'Asie. On attribue souvent la découverte de l’Asie par les Européens au marchand vénitien Marco Polo. Si l’explorateur a effectivement contribué à faire connaitre massivement le continent grâce à son célèbre "Livre des merveilles", écrit en 1298, force est de constater qu’il est loin d'être le premier à y avoir mis les pieds. Les deux civilisations se sont en effet intimement côtoyées avant son arrivée. L’Empire romain par exemple, a entretenu avec la Chine des relations commerciales dès le IIe siècle de notre ère. De ce fait, on peut se demander à partir de quand ces liaisons entre les deux continents ont commencé. 8.000 statues pleines de secrets Une nouvelle étude menée sur la tombe de l’empereur Qin Shi Huang et sa célèbre armée en terre cuite pourraient bien apporter quelques éléments de réponse à ce mystère de longue date. Les chercheurs en charge des travaux de recherche ont en effet mis en évidence une influence des Grecs et ont même retrouvé l’ADN de cette civilisation sur le site historique. La découverte a été récemment annoncée par la BBC à l’occasion de la sortie d’un nouveau documentaire. Celui-ci retrace l’histoire de la sépulture du souverain considéré comme le "premier empereur" de Chine. Le mausolée est mondialement connu pour ses impressionnantes statues de soldats et chevaux en argile grandeur nature. On en décompte près de 8000. Selon les estimations, les personnages en terre cuite aurait été fabriqués au IIIe ou IIe siècle avant notre ère avant d’être ensevelis dans des fosses en ordre militaire, aux côtés du tombeau de l’empereur. Il a ensuite fallu attendre les années 1970 pour que le mausolée soit redécouvert par un fermier. Influencé par les Grecs Depuis quelques années, de nouvelles fouilles sont menées sur le site qui s'étend sur plus de 50 kilomètres carrés. Elles ont permis de retrouver de nombreux objets en bronze d’origine européenne ainsi qu’un fragment d’ADN mitochondrial. D’origine grecque, celui-ci était déposé sur une statue et remonterait à l’époque du règne de Qin Shi Huang. Cette découverte suggère selon les experts que les statues d’argiles pourraient bien avoir été inspirées de l’art de la Grèce antique. En effet, les sculptures sont bien plus grandes que celles ordinairement attribuées à cette période de l’Empire chinois. "J’imagine qu'un sculpteur grec pourrait avoir été sur place pour former les artistes locaux", avance à The Guardian Lukas Nickel, chercheur en histoire de l'art asiatique à l'Université de Vienne en Autriche et auteur d’une récente étude sur les statues de terre cuite. Une influence qui aurait également guidé la fabrication des sculptures en bronze trouvées dans le mausolée. Une relation étroite entre la Chine et l'Europe Bien que les archéologues continuent leurs recherches, cette découverte est d'ors et déjà jugée précieuse. "Nous avons maintenant une preuve qu'une relation étroite existait entre la Chine du premier empereur et l'Europe bien avant l'ouverture formelle de la route de la soie", a ainsi conclu Li Xiuzhen, un des membres de l’équipe à l'origine de la découverte de l’ADN. 

Publié par Maxime Lambert /
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