::+:: La puissance de la foi

Comment avoir la foi, la garder, l’entretenir, la faire grandir ? Quel que soit son degré d’intimité avec le Ciel, tout chrétien se pose nécessairement et à plusieurs reprises ces questions élémentaires. Car la foi n’est pas un long fleuve tranquille, pour personne. Aujourd’hui plus particulièrement, dans une société ultra sécularisée qui, non contente d’avoir relégué le fait religieux dans la sphère privée, ne manque pas de lui dresser toutes sortes d’obstacles.

Dur dur d’être catholique. C’est ce que constate le Père Joël Guibert dans son dernier ouvrage, La Puissance de la foi. « Dans nos pays dits démocratiques, chaque individu est tout à fait libre d’être croyant ou non. Pourtant, à y regarder de plus près, la situation est loin d’être aussi claire et simple qu’il n’y paraît. Personne n’est emprisonné pour sa foi, mais une véritable chape pèse sur les esprits. » Sournoisement. Nous baignons sans en avoir toujours pleinement conscience dans un environnement qui distille subtilement le doute. Pire finalement que de proclamer haut et fort que « Dieu est mort ». Règne de la raison, du relativisme, crise de l’autorité et de la transmission, idéologie du progrès

« Des décennies d’apostasie tranquille et de déconstruction ont peu à peu décrédibilisé l’expérience religieuse », observe le prêtre. Raison pour laquelle il a estimé impérieux d’expliquer la foi.Non pas son contenu, résumé dans le Credo que nous récitons le dimanche au cours de la messe, mais son modus operandi, la façon dont elle « fonctionne » si l’on peut dire. Une sorte de méthode ou « guide pratique », dans un style limpide, où les idées s’enchaînent dans une logique telle qu’il est difficile de leur résister. Le Père Guibert, qui est prédicateur de retraites, a l’art et la manière. Il s’adresse à notre cœur autant qu’à notre raison.

Répondre à l’amour débordant de Dieu

Il commence par le début : un Dieu débordant d’amour mais rencontrant peu de terres d’accueil. « Du point de vue de Dieu, les écluses de l’amour et de la grâce sont grandes ouvertes. Mais l’amour divin a ses lois, celle, entre autres, de ne jamais vouloir imposer ses dons, seulement de les proposer. La vertu surnaturelle de foi se présente en quelque sorte comme un laissez-passer permettant à Dieu d’élire domicile dans une âme et de lui infuser à profusion ce don de la confiance. » Dans cette histoire d’amour, Dieu fait le premier pas, à nous de Lui répondre en engageant à la fois notre intelligence et notre volonté.

Lorsqu’il a adhéré à cet amour, le chrétien doit ensuite s’attacher à faire grandir cette foi. Il dispose pour cela de différents moyens : la prière qui permet de « télécharger la grâce de Dieu » et pour laquelle le Père Guibert donne des conseils très concrets (que dire ? comment le dire ?), les sacrements, la lecture des Écritures saintes. À ce stade, indique l’abbé, la croissance de la foi est surtout l’œuvre du croyant. L’Esprit Saint agit en mode mineur jusqu’à ce Dieu « prenne la main » et fasse son œuvre de purification dans notre âme, perfectionnant ainsi notre foi.

Ce basculement dans une foi profonde est aujourd’hui vital, prévient le Père Guibert, s’appuyant sur les Écritures et les annonces prophétiques de la Sainte Vierge à La Salette : « La foi s’éteindra dans la France», puis « se rallumera partout » après cette terrible épreuve. « Si Dieu, conclut l’auteur, est assez puissant pour faire advenir cette régénération du monde et de l’Église, il accorde un grand prix à notre collaboration. C’est ainsi qu’Il recherche aujourd’hui et avec insistance des hommes et des femmes qui, par une expérience de foi très profonde, pourront attirer cette immense effusion de l’Esprit sur l’Église. » 

Élisabeth Caillemer pour Famille Chrétienne.

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