::+:: Nicolas Sarkozy reçu en privé par le pape François

Le Huffington Post
Ni séances photo ni déclaration. Ni mention à l’agenda officiel quotidien du pape ou sur les ondes de Radio Vatican. C’est dans une discrétion tout à fait délibérée que le Saint-Siège a reçu lundi 21 mars, à la mi-journée, Nicolas Sarkozy, son épouse Carla Bruni, son fils aîné Pierre et une petite délégation comprenant notamment Camille Pascal, ancien conseiller de l’ex-président, Pierre Régent, son conseiller diplomatique ainsi que Guillaume Tabard, éditorialiste au Figaro. L’ancien président a eu un tête-à-tête de plus de trente minutes avec le pape François, accompagné d’un interprète. La rencontre s’est déroulée au terme d’une matinée très chargée dans le palais apostolique, où le pape avait reçu plus tôt, cette fois officiellement, le grand-duc du Luxembourg et sa famille.

Le deuxième ancien président français à être accueilli par le pape.


Le président du parti Les Républicains avait fait l’aller-retour à Rome dans la journée. Bien qu’accueilli à son arrivée par l’actuel chargé d’affaires faisant fonction d’ambassadeur de France près le Saint-Siège, sa visite était décrite, tant du côté français que du Saint-Siège – et de l’entourage de Nicolas Sarkozy –, comme entièrement « privée ». Elle se voulait dans la lignée de celle accomplie par Valéry Giscard d’Estaing que le pape avait reçu, seul, le 15 mars 2014.

Nicolas Sarkozy devient ainsi le deuxième ancien président français à être accueilli par le pape. C’est au seul titre d’ex-chef de l’État qu’a d’ailleurs été rendue possible cette rencontre, notamment par l’entremise de son ancien conseiller à l’Élysée, devenu plus tard ambassadeur de France près le Saint-Siège jusqu’en février 2015, Bruno Joubert, présent hier dans la délégation.

Nicolas Sarkozy invité de l’émission Face aux chrétiens


À la différence toutefois de la visite de l’ancien président Giscard, alors, celle de Nicolas Sarkozy survient alors que ce dernier brigue l’investiture de son parti pour la prochaine présidentielle. À cette fin, cette visite au Vatican peut aisément s’interpréter comme un moyen de se rallier l’électorat catholique. En particulier celui lié à la mouvance de La Manif pour tous. Alors qu’il avait promis d’abroger la loi Taubira, Nicolas Sarkozy a expliqué y avoir renoncé dans son livre La France pour la vie (Éd. Plon), sorti il y a un mois. Son audience, lundi, avec le pape n’est pas d’ailleurs son seul geste envers l’opinion catholique. Nicolas Sarkozy sera l’invité jeudi (Jeudi saint) de l’émission Face aux chrétiens, coproduite par Radio Notre-Dame, RCF, KTO et La Croix.

Pour le pape François, l’échange avec le dirigeant de droite s’ajoute à d’autres contacts politiques français. Le 1er mars 2015, il avait reçu, durant une heure trente, une délégation d’acteurs du christianisme social, qui comprenait trois députés de gauche (La Croix du 2 mars 2016).

Sébastien Maillard, à Rome pour le journal La Croix.

Posts les plus consultés de ce blog

::+:: La seule religion d’Etat (4eS)

::+:: Les preuves historiques de l’existence de Jésus (3) : Témoignages externes sur les 4 évangiles

::+:: Qu’est-ce que le miracle eucharistique ?