::+:: Le pèlerinage de Pontmain a réuni 4 000 fidèles


« C'est complet ! » Hier, en milieu de matinée, les bénévoles à l'entrée de la basilique Notre-Dame-de-Pontmain, en Mayenne, près de Fougères, devaient réorienter les pèlerins vers les différentes salles où la messe solennelle était retransmise sur écran géant, tant ils étaient venus en nombre. Selon les estimations des membres du sanctuaire, il y avait environ 4 000 fidèles. « Et encore, glisse l'un des organisateurs, certains ont annulé leur venue », à cause du verglas qui luisait sur les routes alentours, la veille.

« Insécurité chronique »

Dans la basilique, où flottait l'odeur caractéristique de l'encens, toutes les générations étaient réunies pour assister à la cérémonie présidée par Mgr André Vingt-Trois. Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval, lui a souhaité la bienvenue, en rappelant qu'il était le premier archevêque de Paris à assister au pèlerinage « depuis le cardinal Guibert, en 1876 ».

Dans son homélie, le cardinal a rappelé le contexte de guerre du 17 janvier 1871, jour où quatre enfants du village ont dit avoir vu apparaître la Vierge dans une grange. « Les Prussiens étaient à quelques kilomètres de Laval et risquaient de s'en emparer. C'est le symbole de machine de mort que les hommes sont capables d'engager les uns contre les autres. Comment les populations ne pouvaient pas vivre ce temps avec angoisse ? »

Rappelant les tragédies du XXe siècle, notamment « l'horreur de la Shoah, des goulags et des génocides en Afrique et en Asie », le prélat a fait le parallèle entre la période du conflit franco-prussien et « l'expérience d'une insécurité chronique » aujourd'hui, citant « la crise économique et les jeunes qui ne parviennent pas à intégrer le marché du travail et une protection sociale qui vit à crédit. Vient s'ajouter l'angoisse de la guerre, avec les massacres de janvier et de novembre, ainsi que d'autres agressions moins visibles. » Face à ce constat, Mgr André Vingt-Trois a ensuite invité les fidèles à vivre cette situation « comme une question et une épreuve ».

Ce temps fort pour les catholiques s'est achevé par une procession avec la bannière figurant une Vierge étoilée, telle qu'elle serait apparue à Pontmain en 1871. Les quelque 4 000 pèlerins se sont retrouvés sur le parvis de la basilique avant de se disperser pour le déjeuner.
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Info Ouest-France .fr

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